MFC 1871: “St. Pauli, Disneyland de l’antifascisme”

Le soutien inconditionnel du FC St. Pauli à la guerre menée par Israël sur la bande de Gaza continue de creuser un irrémédiable fossé . “Il semble plus facile pour certains de faire du marketing sur les valeurs antifas… que de tenir une position anti-colonialiste cohérente“, pointe le MFC 1871.

Samedi 25 novembre au Stade Louis Lumière (20e arr.), le MFC 1871 – club amateur et autogéré de l’est parisien – a sorti deux banderoles cinglantes contre St. Pauli et les Antideutsch. L’une, proclamant “St. Pauli, Disneyland de l’antifascisme”, souligne la caractère de plus en plus artificiel de l’identité alternative cultivée par le club de Hambourg. Sur l’autre, un “Et tout le monde déteste les Antideutsch” remet une couche sur ce courant, relativement méconnu en France, mais qui prospère au sein de la gauche radicale allemande depuis la réunification.

Sur ses différents réseaux sociaux, le MFC 1871 a joint un court texte justifiant ces banderoles et donnant quelques éléments de compréhension sur la nature de la mouvance antideutsch qui “devrait être mise à distance des organisations de gauche et antifascistes européennes, à défaut de la laisser prospérer en Allemagne“. Les tribunes allemandes, réputées pour leur engagement antifasciste, n’échappent pas à ce phénomène confusionniste qui assimile la résistance palestinienne à de l’antisémitisme. En plus des ultras de St. Pauli, le MFC 1871 dénonce pèle-mêle la complaisance de ceux du Werder, du Bayern, de Fribourg ou encore de Babelsberg, à l’égard des exactions de l’État israélien à Gaza, “tout en essayant de faire croire, par une malhonnêteté incroyable, que le problème principal des palestiniens était le Hamas et non la colonisation.”

De son côté, le MFC 1871 n’a jamais caché son soutien total à la cause palestinienne et à différentes campagnes comme celle de “Boycott Puma” ou encore contre la tenue du Trophée des Champions à Tel Aviv en 2022. Une partie des ventes de son maillot aux couleurs du drapeau palestinien a d’ailleurs servi à soutenir le développement d’une bibliothèque publique au Laylac Center, située dans le camp de Dheisheh à Bethléem.

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