Liga Iberdrola, vers un accord de fin de conflit?

"Un accord vite!". Banderole accrochée ce week-end au stade de Lezama où évoluent les féminines de l'Athletic Bilbao

Après la réussite complète de la grève des footballeuses ce week-end, et l’annulation de l’intégralité des rencontres de la 9e journée de championnat, syndicats et patronat se sont à nouveau mis autour de la table ce lundi. La grève est suspendue jusqu’au 20 décembre, date à laquelle doit être signée la future convention collective encadrant le statut des footballeuses en Espagne.

Même si les joueuses à la pointe de la mobilisation s’attendaient à ce que le mouvement de grève soit très suivi, elles ont tenu bon dans le bras de fer qui les oppose à l’ACFF, qui représente les patrons d’une majorité des seize clubs de première division féminine, la Liga Iberdrola. L’annulation des huit rencontres de cette 9e journée a marqué les esprits. Et, sans tarder, ce lundi après-midi, les syndicats des joueuses et le patronat se sont retrouvés pour reprendre les négociations dans les bureaux du SIMA, organe étatique qui intervient dans les conflits entre salariés et employeurs.

Les différentes organisations syndicales, l’AFE, Futbolistas ON et l’UGT, sont donc parvenues à un accord avec les patrons de club et se sont engagées à lever la grève illimitée jusqu’au 20 décembre prochain, date à laquelle doit être signée la première convention collective encadrant le statut et les conditions de travail des footballeuses en Espagne.

Les dirigeants des différents clubs de Liga Iberdrola se sont ainsi alignés sur la revendication, revue à la baisse, des footballeuses. Soit un salaire minimum de base fixé à 16 000 euros bruts annuels et un temps partiel fixé à 75%. Ce qui permet à une majeure partie des joueuses de voir leur revenu annuel être remonté à 12 000 euros bruts, contre environ 8000 précédemment. “C’est un grand jour, a déclaré David Aganzo, président de l’AFE. Résultat de la lutte de nos compañeras; de leur sacrifice et de leur unité sont sorties des solutions.” Ne perdons pas de vue, que cela reste des salaires modestes dans la société espagnole, et dérisoires en comparaison aux salaires des footballeurs masculins.

C’est la réussite de la grève des 16 et 17 novembre qui a clairement poussé l’ACFF vers un accord. Mais tant que rien n’est officiellement signé, les footballeuses vont rester vigilantes. Elles ont montré qu’elles maîtrisaient l’art de la grève, elles sauront bloquer à nouveau le championnat si les patrons ne tiennent pas leurs engagements.

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