Soutien à la flotille pour Gaza dans les tribunes de l’AC Omonia

Comme ses prédécesseuses, la “Global Sumud Flotilla” a été interceptée par l’armée israélienne après avoir tenté de briser le blocus sur la bande de Gaza et d’apporter des médicaments et de la nourriture. De nombreux témoignages font état de graves violences, ainsi que d’agressions sexuelles de la part des militaires. Le groupe TLR 48 a accroché une banderole en solidarité.

L’attaque de la flotille a eu lieu dans les eaux territoriales chypriotes – avec l’accord du gouvernement – et s’est soldée par l’arrestation des 89 membres de cette opération humanitaire. L’indignation est montée d’un cran après la publication d’une vidéo, le 20 mai dernier, par Itamar Ben Gvir, ministre de la Sécurité nationale dans le gouvernement d’extrême droite de Netanyahou.

Sous couvert de mettre en scène l’intransigeance d’Israël face aux militants pro-palestiniens, il montre un traitement particulièrement humiliant réservé aux membres de la Global Sumud Flotilla. Plusieurs détenus apparaissent ainsi menottés et agenouillés, le visage contre le sol. “Bienvenue en Israël, nous sommes chez nous, voilà comment nous recevons les soutiens du terrorisme”, se vante Ben Gvir.

Collectif de supporters de l’AC Omonia, TLR 48 a sorti sa banderole à l’occasion de la réception de l’Apollon Limassol pour la dernière journée de championnat. Avec le départ de la Gate 9 en 2018 et la création du PAC Omonia 29M, l’AC Omonia a perdu sa principale force en tribunes. Mais le club le plus titré de Chypre n’est pas sans supporters pour autant. Et la défense d’une Palestine libre reste de mise.

Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, TLR 48 rappelle que les bombardements israéliens sur Gaza ont fait 72 000 victimes. Le groupe dénonce “un génocide à quelques kilomètres de chez nous, qui ne nous laissera ni silencieux ni indifférents” et revendique se tenir “aux côtés de la Palestine et du peuple assiégé de Gaza, jusqu’au bout”.

A noter que la sécurité du club a entravé cette marque de solidarité, invoquant l’interdiction d’arborer des “messages à caractère politique”. TLR 48 défend l’héritage des idéaux historiques de l’Omonia. Ceux-là mêmes que la direction actuelle tente d’enterrer. “Notre caractère antifasciste, notre solidarité humanitaire et nos sensibilités sociales, nous ne les renions pour rien au monde. Le peuple vert a le devoir, face à son histoire, de soutenir les opprimés, les torturés et les marginalisés de ce monde.”

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*